
Sony FX5 : pourquoi je ne l’achèterai pas ? Hier à 16h, Sony a officiellement levé le voile sur...

Hier à 16h, Sony a officiellement levé le voile sur la FX5, la petite dernière de sa gamme Cinema Line. Et comme beaucoup de vidéastes professionnels, j’ai passé ma soirée le nez collé aux fiches techniques qui tombaient les unes après les autres.
Verdict : c’est une très belle caméra. Sérieusement impressionnante, même.
Et pourtant, je ne vais pas l’acheter. Pas maintenant en tout cas.
Je vois déjà mes confrères et consœurs vider leur sac photo pour revendre leur FX3 au meilleur prix avant que le marché de l’occasion ne s’effondre. Je comprends l’excitation. Mais je ne suivrai pas ce mouvement, et je vais vous expliquer pourquoi, sans bouder mon plaisir sur ce que cette caméra a de vraiment bluffant.
Avant de vous dire pourquoi je passe mon tour, parlons de ce qui rend cette caméra si désirable, parce qu’il y a de quoi saliver :
Sony a clairement voulu positionner la FX5 comme une mini-Venice. Et sur le papier, le pari est réussi.
Je l’ai achetée en 2024. Je ne l’ai clairement pas encore assez rentabilisée, ni assez exploitée dans toutes ses possibilités, pour envisager de m’en séparer aujourd’hui. Revendre un outil de travail qui a encore de belles années devant lui, juste parce qu’une nouveauté est sortie, ce n’est pas ma façon de fonctionner.
Je travaille encore avec mon Sony Alpha 7III. Si un jour je dois me séparer d’une caméra pour en financer une nouvelle, c’est par lui que je commencerai, pas par ma FX3, qui reste mon outil principal sur la plupart de mes tournages.
Je filme régulièrement de la scène et du spectacle vivant, ce qui implique très souvent de travailler en multicaméra. Autrement dit : même si j’achetais une FX5 demain, je devrais quand même garder ma FX3 pour la coupler avec elle.
L’achat d’une FX5 ne remplacerait donc rien dans mon setup actuel, il viendrait seulement s’ajouter, avec un investissement bien plus lourd que prévu.
Une caméra de ce niveau représente un investissement conséquent. Et pour l’instant, ce budget est mieux employé ailleurs dans mon activité que dans le remplacement d’un outil qui fonctionne déjà très bien.
C’est sans doute le point le plus important de cet article.
Je ne suis pas dans une logique de consommation de la nouveauté pour la nouveauté, ni dans le besoin d’être « à la mode » avec le dernier boîtier sorti.
Ma FX3 répond très bien à mes besoins actuels. Elle me permet de livrer des prestations de qualité à mes clients, sur des tournages institutionnels, culturels ou événementiels.
Je n’ai pas besoin d’être à la pointe absolue de la technologie pour bien faire mon métier : j’ai besoin d’un outil que je maîtrise, fiable, et adapté à mes usages.
La FX5 est une excellente caméra, et je ne doute pas qu’elle finira, un jour, par rejoindre mon parc matériel. Mais ce jour n’est pas aujourd’hui. J’attendrai que ma FX3 ait donné tout ce qu’elle a à donner, que mon A7III parte de son côté, et que le moment soit le bon, budgétairement et professionnellement.
En attendant, je regarde tous les tests vidéo de la FX5 défiler sur YouTube avec la même expression que tout le monde en ce moment dans le milieu de la vidéo professionnelle :
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